Min, l’Horus victorieux. Le dieu Min au Moyen Empire
Volume I : Corpus A
Volume II : Corpus B
Volume III : Synthèse
Cet ouvrage constitue la publication revue et corrigée d’une thèse de doctorat réalisée à l’université Paris-Sorbonne et soutenue en 2017, publiée dans la collection CENiM 33 , traitant de l’image et du culte du dieu Min, de la Première Période intermédiaire à l’aube du Nouvel Empire.
Il présente le vaste corpus de sources qui, une fois rassemblées, révèlent les mutations théologiques et cultuelles de l’une des plus anciennes divinités égyptiennes, opérées au cours de cette période. Ce travail offre aussi une relecture des divers éléments connus concernant son image, les attributions qui lui furent données, et ses aires de culte.
L’analyse détaillée des sources récoltées concernant la période allant du début de la 8e dynastie à la fin de la 17e dynastie témoigne d’une élaboration complexe et cryptique dans l’emploi des divers éléments qui composent son image. Cette dernière fut particulièrement mise en exergue au début du Moyen Empire avec sa réappropriation par le clergé thébain afin de « créer » ex nihilo celle du dieu Amon. Au début de la Première Période intermédiaire, émerge en parallèle au sein du temple de Min de Coptos une parèdre éphémère : la déesse Mout-Min, la « mère de Min ». Sur cette large période, Min fait l’objet d’une vénération particulière et première, aussi bien auprès des souverains que du peuple égyptien. Loué lors de fêtes spécifiques aux fonctions agraires et dynastiques, il est aussi vénéré en contexte expéditionnaire pour ses attributions guerrières, minérales et météorologiques.
C’est enfin au cours du Moyen Empire et de la Deuxième Période intermédiaire que Min semble particulièrement loué dans une ville qui ne lui était originellement pas attribuée : la cité sainte d’Abydos. Son insertion dans le mythe osirien témoigne de l’expansion, du déplacement et de la portée funéraire et dynastique croissante de son culte à cette époque. Par les dédicaces, les hymnes et les témoignages architecturaux le mentionnant et découverts à Abydos apparaissent en ce lieu les vestiges d’un sanctuaire oublié et propre à son culte sous sa forme d’« Horus victorieux ». Au regard de l’ensemble de la documentation récolée, Min apparaît alors comme un dieu de la force dans son état le plus pur, aux fonctions dynastiques, régénératrices et destructrices, dominant aussi bien le ciel et la terre que l’Inframonde.
Ce travail a bénéficié du soutien du LabEx ARCHIMEDE au titre du programme « Investir l’Avenir » ANR-11-LABX-0032-01
Merci encore à l’Université Paris-Sorbonne pour mon entrée en égyptologie, ainsi qu’à l’Université de Montpellier Paul-Valéry et au CNRS pour cette publication scientifique consacrée au plus ancien dieu d’Égypte. Puisse ce travail porter ses fruits aujourd’hui et pour les générations futures.